23 mars 2010
(première publication le 24 octobre 2008)
Des fois … des fois, oui, on ne sait pas
On ne sait pas immédiatement pourquoi on s’est énervé(e)
On ne sait pas à quoi on ressemble quand on s’est exprimé vivement, ou doucement, ou tendrement, ou joyeusement
Bon … et alors?
Alors … RIEN …
Des fois, on ne sait pas tout de suite pourquoi on aime ou n’aime pas une musique, une voix, une attitude, une couleur, une photo …
Et des fois, même des années après, on ne sait toujours pas, exactement, ce qui a pu nous émouvoir, nous tétaniser, nous hypnotiser, nous effrayer …
Ainsi, cette photo prise dans un village marocain en juillet 96…
Je ne sais toujours pas pourquoi je l’aime
Je me souviens juste d’une émotion - déjà indescriptible à l’époque - au moment de la prendre, à chercher le cadrage, la lumière … à hésiter, même, je crois, à la prendre
Voilà, c’est tout
(eh! eh! débrouillez-vous!)





10 commentaires
Des fois ça n’a pas d’importance de savoir pourquoi, ce qui est bien c’est d’avoir su se laisser porter par l’émotion et de s’être écoutée
D’avoir pris la photo simplement parce que tu en avais envie et qu’elle t’émeuvait pour avoir le bonheur de revivre ces moments plus tard, pour avoir la chance de la partager avec nous aussi
Ces portes de travers et les chaussures posées à l’entrée singeant la présence de leur propriétaire dans la pièce, ce bric et ce broc qui fait la vie
mariev répond:
C’est bien de se laisser porter sans pensée ni prélable ni à posteriori, ça fait du bien !
mars 23rd, 2010 at 22 h 45 minD’accord avec le com précédent!
Je profite de mon passage pour me réjouir avec toi: ce n’est pas les vacances ce soir?
mariev répond:
si, a y’est !!!
mars 23rd, 2010 at 22 h 45 minet donc, je vais aller prendre le vert, un peu
Elle est très belle cette photo ! Je comprends que tu l’aimes et que sois contente d’avoir suivi tes impulsions du moment. Il faut faire confiance à ce que l’on ressent.
Bon vendredi, veille de vacances !
mariev répond:
Oui, je crois qu’il faut laisser certaines impulsions se réaliser, plus souvent qu’on ne le voudrait d’ailleurs
mars 23rd, 2010 at 22 h 47 minUn beau weekend à toi, Godnat !
je doute qu’il s’agisse d’une photo, en fait!
un tableau, plutôt
d’une artiste très douée
qui nous emmène dans un rêve étrange
porte ouverte, porte close
orange bleue
porte en haut, porte en bas,
pourquoi?
oui, rêve étrange
riche en symboles,
mais on ne sait pas lesquels
on cherche
est-ce qu’on frappe à la porte close?
est-ce qu’on entre?
en retirant ses chaussures
sur la pointe des pieds
sans faire de bruits
une chambre?
une table?
des chuchotements …
peut-être qu’on se retire, silencieusement
on hésite …
mariev répond:
J’aime ton regard, même empli de points d’interrogations … un peu plus de poésie sur cette image, merci
mars 23rd, 2010 at 22 h 47 minça me rappelle mes cours d’histoire de l’art, à la fac. Il y avait un concept qui définissait ça, justement, le fait d’aimer quelque chose (ou du moins de ressentir quelque chose) sans savoir pourquoi… Le Punctum, ça s’appelait… un point dans un tableau où le regard est attiré et retenu, un détail qui nous marque…
T’es bien avancée, hein?
mariev répond:
Je crois que le punctum se trouve quelque part vers la porte peinte : mais déjà, le concept de « punctum » te fait viser, et donc réfléchir … pas bon, j’aime aussi, justement, aimer sans réfléchir !
mars 23rd, 2010 at 22 h 48 minmoi, ça m’intrigait ce mot punctum (j’ai pas fait histoire de l’art mais sciences écos !!!!)
alors j’ai trouvé ce texte sur Barthes : http://www.christian-faure.net/2007/04/21/le-studium-et-le-punctum/
heu, je suis pas très avancé non plus du coup …
je préfère mon histoire de tableau, finalement …
mettre un mot sur les choses
c’est un peu vouloir les dompter,
mais peut-on dompter le « j’aime sans savoir pourquoi? »
j’aime car j’aime
jaime! Parce que.
le coeur a ses raisons que la raison n’a pas.
je pense qu’il y a un lit, derrière la porte close.
je vais me coucher.
c’est l’heure la sieste…
mariev répond:
Ouh la, je ne vais pas avoir le temps d’aller voir ce lien
Et puis je reste sur ton premier regard, Frédéric, que j’aime tout particulièrement
mars 23rd, 2010 at 22 h 48 minCes portes m’angoissent un peu…
mariev répond:
Pourtant, l’une est ouverte … mais sur une vie qui n’est pas la nôtre et dont on ne voit que quelques rares objets…
mars 24th, 2010 at 19 h 52 minElle est très jolie ta photo. Ma première impression : j’ai cru que la porte du fond s’était détachée et était en train de tomber, retenue par le mur de droite
Une sortie d’illusion d’optique, quoi !
mariev répond:
Oui, c’est vrai … ce qui a dû faire partie du charme qu’elle dégageait à mes yeux. Pi les couleurs … et ces baskets bien rangées … mais pas trace de qui que ce soit. C’était bizarre … et joli!
mars 24th, 2010 at 19 h 55 minMerde, j’ai encore du trop boire hier soir, je ne me souviens pas du tout être passée laisser un commentaire. Et pourtant, il est drôlement bien écrit, en clair et tout !
)
mariev répond:
Moque toi …!
Je cherche différentes manières de rapatrier les anciens commentaires … bon …
)
mars 24th, 2010 at 19 h 57 minOui, très bien écrit, mais tellement pas vrai (c’est pas veille de vendredi, ni veille de vacances, et re
Je m’en souviens de cette photo qui m’avait marquée au début où je ne connaissais pas très bien encore ton blog.
J’ai toujours aimé les portes, les fenêtres, les ouvertures qui peuvent symboliser un passage vers autre chose … une vue dérobée …
Le cadrage ainsi que les couleurs de cette photo sont splendides ! et bleu
mariev répond:
Tout pareil, je suis fascinée par les portes en particulier, j’en ai pris en photo en Espagne aussi, en Irlande, et j’ai une petite collection de cartes représentant des portes indiennes … Faudrait que je retrouve mes vieilles photos, tiens …
myriam répond:
Je viens de m’apercevoir que mon lien vers ton blog renvoyait toujours sur ton ancien (alors que je pensais avoir fait le changement !…). Bon, je viens de le (re)faire !
mars 25th, 2010 at 11 h 53 min