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Les escargots du soir sont bavards!
Et un peu shootés, non?
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Des nouvelles sur New York bientôt!
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7 août 2010
J’espère qu’il n’existe pas de délit de maltraitance de Kangoo, sinon chuis mal. Après l’épisode du rétroviseur, le pot d’échappement a décidé que c’était bien temps de se rappeler à mon bon souvenir (Pourquoi « bon souvenir »??? Moi, je l’ai mauvaise, là …), en commençant à tousser rauque dès que j’allume le moteur et à roter (voui) dès que je décélère … Signe extérieur ostentatoire de vieillissement .. précoce. Merdum, c’était pas prévu, ça, de remplacer un pot en plein jetage d’argent par les fenêtres pour un départ à New York.
Sans parler de la ventilation qui a rendu l’âme, même en manuel. Vive les vitres baissées à 120 km/h!
Vive les noeuds dans les cheveux après une virée à la plage!
Gnêêêê … Voilà-t-y pas que le retour d’une soirée poker s’avéra quasiment funeste! Alors que j’avais enfin flambé pour de vrai et ramassé une belle mise à deux reprises, je finis par me lasser de ne pas gagner vite, beaucoup et bien (c’est comme ça) et perdis finalement au point que les bulles de bière engrangées pendant la soirée redescendirent bien vite et me laissèrent tout à fait sobre au moment du départ, n’en déplaise à un compère, qui avait l’impression que j’avais bien éclusé (je lui rappelai aussi qu’on m’avait surtout servi de la mousse, ce qui à l’arrivée, vous conviendrez, ne fait pas beaucoup d’alcool).
N’empêche … arrivée dans le premier village de mon itinéraire de retour, j’eus comme un trou de trois secondes* : re-merdum, c’est par où la bonne route? Et je m’engageai – me fourvoyai – dans un réseau de ruelles étroites se croisant en angles droits où c’est que tu te dis que non seulement, ça fait un moment que tu penses à faire un petit régime mais la Kangoo, crédieu morbleu, elle est trop grosse!! Dans un angle droit pris très précautionneusement (SI!), des traîtres avaient scellé une barre de fer transversale dans le bâtiment que je ne vis pas (la barre, hein … j’ai vu la bâtisse, oh!).
Schkling!
Non, pardon, SCHKLINGINGZZBIINGBONG, fit-ce dans le village endormi. Je ne m’arrêtai pas, trop anxieuse de me faire sermonner par des gens furibards en pyjamas et culottes. Mais 500 mètres plus loin, mon expérience (aaah … l’expérience …) et mon petit doigt me dirent que le pneu était mort.
Voui.
Et bien mort. Jante défoncée, enjoliveur disparu, caoutchouc en chewing-gum … Optimiste, et toujours forte de mon « expérience », je continuai à rouler avec ma maison pour objectif.
Las … 4 km avant mon village, je fus bien forcée de m’arrêter tant ça tanguait et hurlait et bringuebalait et schklonguait. « Allô l’assurance? J’ai transformé un pneu en dentelle de veuve noire, il est 1h passée en pleine nuit, je suis toute seule en campagne, viiiiiiiiite! A l’aiiiiiide! »
Le dépanneur réveillé exprès prit un malin plaisir à me faire savoir que je n’imaginais pas le nombre de femmes qui savaient changer une roue… Hé! Ho! T’as un problème?
« Chacune son féminisme, Monsieur! Moi, j’ai construit ma terrasse toute seule, d’autres changent leurs pneus! »
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* Pour info, je suis désormais sous antibiotiques, et franchement pas de la première fraîcheur en ce moment, alors, hein …
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19 juillet 2010
Ce pont attire toujours mon objectif, c’est magnétique. Selon les angles, on dirait un gros gâteau à la crème comme dans les dessins animés. Puis l’oeil s’attarde sur des détails qui n’ont rien de Disney World …
C’est bien sûr le point d’orgue de la croisière sur la Tamise ; le bateau ralentit, fait une escale non loin, puis repart doucement en prenant soin de refaire une petite boucle pour qu’on le revoie encore.
Un pur délice … encore … me concernant.
Mais je n’y vivrais pas!
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15 juillet 2010
Sans commentaires particuliers … Juste un immense plaisir pendant cette croisière sur la Tamise …
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Hum …
Je pense que vous venez de subodorer mon goût certain pour l’architecture … surtout quand je m’imagine vivre dans ces endroits!
Un jour, oui … je vivrai sur les docks de Londres!
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14 juillet 2010
Dans la série « Bridget Jones » a des problèmes avec ses vêtements, je vous avais déjà narré l’inoubliable affaire des bottes de cuir.
Je m’en viens vous raconter comment je débutai le séjour à Oxford.
Je m’étais acheté un joli petit chemisier rose fuschia très léger que je décidai d’inaugurer le jour du départ à Oxford, car je savais qu’il ferait chaud dès potron-minet à l’aéroport de Nîmes et toute la journée en Angleterre.
Dans l’après-midi, alors que nous visitions dans un silence recueilli Christ Church College, je constatai à trois ou quatre reprises qu’un bouton avait sauté. Bien sûr, celui qui est soumis à la plus forte tension … au niveau de la poitrine. Un collègue finit par me conseiller de cesser de respirer, mais je ne l’écoutai pas, peu échaudée par un petit bouton rebelle.
En fin d’après-midi, je me pointai auprès du patron du « punting » pour bien vérifier la réservation des bateaux. Je franchis une file d’attente à coups de « sorry », « excuse me », « sorry », « thank you » et ne fis aucun cas des regards mi-agressifs, mi-interloqués que je croisai lors de ma lente remontée de la file. Lorsque le patron me dit que je n’étais pas à la bonne adresse MAIS qu’il y avait bien une réservation pour des Français, je baissai le nez pour attraper mon portable et appeler l’organisateur français histoire d’éclaircir tout ça.
Horreur
Malheur
Le chemisier était intégralement déboutonné, exposant à la prude Albion un soutien-gorge heureusement tout neuf et bordé de jolies dentelles … ainsi que quelques bourrelets décidément superflus, que je m’emploie habituellement à dissimuler.
« OoooOoOppsss », fis-je dans mon meilleur anglais onomatopéïque, en me retournant pour reboutonner le tout.
« It’s alright, dear », répondit le patron qui s’obstinait à bien me regarder dans les yeux.
Quand vint l’heure du retour et du paiement, nous avions une demi-heure de retard et donc des pénalités à payer. J’allai à nouveau au devant du patron, lui demandant ce qu’il en était de la somme réelle que nous allions devoir payer.
Devant son regard fixement planté dans le mien, je baissai lentement les yeux vers mon opulente poitrine … pour constater qu’à nouveau, mes seins avaient repris le dessus, tout fiers d’exposer mon soutif.
Je me reboutonnai, attendant le verdict de l’Anglais éperdu, qui finit par croasser un « It’s alright, love, no extra charge ».
!!
Je le croisai à nouveau deux fois dans sa boutique où j’étais allée régler la somme. A chaque fois, il me lança de chaleureux « Thank you! ».
Et je viens de me rendre compte que le soutif en question est surnommé « invisible »…
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6 juillet 2010
D’abord, merci merci pour vos prières, nous avons bien atterri!! OUOUOUOUFFFffffff!
Température moyenne en Angleterre lors de notre séjour : 27°C
Température moyenne dans les bus et l’avion : 18°C … ?
Température moyenne de Bibi depuis deux jours : 38°C et des poussières …
Je suis définitivement contre la climatisation!!
Programme plus court que la fois précédente, et du coup, plus dense, plus fatigant aussi. Hier soir, les gamins étaient cuits et chouinaient dans tous les coins, comme à chaque veille de retour en France. Rien de bien grave, d’autant que globalement, ils ont bien profité et se sont vraiment régalés.
L’organisatrice, elle, un peu moins. Le stress de l’avion (et d’oublier un papier super important, ou les billets, ou d’avoir deux kilos de trop dans les bagages), moins de temps que la fois d’avant pour faire du shopping cadeaux-souvenirs pour les élèves…
Nan, j’déconne … certes, c’est stressant, mais j’adore, j’adore, j’adore l’Angleterre, y’a pas à tortiller, je retournerai y vivre.
Tiens, en parlant d’aller vivre ailleurs …
Ma candidature pour un échange de poste avec les Etats-Unis avait été refusée fin Mars.
Mardi dernier vers 16h, alors que j’étais au collège depuis le matin pour la fabrication des petits livrets de voyage, les appels aux familles ayant oublié de me communiquer certaines pièces, toussi toussa … je reçois un appel. La DAREIC (Délégation Académique aux Relations Européennes et Internationales de Coopération) me propose de remplacer un collègue au pied levé pour un poste d’un an à … New York!
Difficile de réfléchir alors qu’on est à la bourre pour le voyage à Oxford. Difficile de ne pas déposer un dossier de passeport en urgence (j’en ai besoin avant le 7 juillet pour la délivrance des visas à l’ambassade américaine de Paris). Difficile de ne pas avoir mal au ventre les 2 nuits suivantes : l’avion, Oxford, New York, maison, Ursule?, factures, gestion bancaire?, zut j’ai oublié de mettre ça dans les livrets d’Oxford, vider la maison, la louer meublée? merde, pourquoi mon imprimante marche pas!!? …
Je pars à New York dans quelques semaines dans le double cadre du programme Jules Verne et d’une coopération amorcée entre la ville de New York et l’académie de Montpellier. J’irai enseigner le français dans un collège du Bronx, largement classé dans « urban priority zone » ; ça me rappellera mes chères années en ZEP du Neuf-Un, et l’idée me plaît.
Bon … tout me plaît!
Mais z’ai un petit peu peur devant le peu de temps qu’il me reste pour tout régler.
Depuis une semaine, je suis complètement sonnée, avec des torboyaux dans le bidou et des rêves dans la tête.
Heureusement, y’avait la bonne ambiance des bons vieux pubs anglais le soir pour me remettre d’aplomb!
Pour Oxford : Un Grand Bisou-Merci-Sourire à Stéphane, Laurent et Delphine, et à Pamela!
Pour le blog … ben ça va être un peu la misère d’essayer de le tenir à jour! ![]()
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30 juin 2010
… ou en tout cas, y z’ont intérêt!!
C’est que je commençais à me demander, depuis hier milieu d’aprem, début de la Scoumoune.
Dimanche vers 16 h: j’entreprends, après divers menus gros travaux de ménage / rangement, de faire la synthèse des bulletins de ma classe pour le conseil prévu ce jour à 17 h. Non, je ne m’y prends pas si tard, si l’on se place du point de vue béat devant les miracles de l’informatique. Bon … les miracles, ce sera pour une autre fois, « serveur introuvable » …
OK
D’accord
Je commence à transpirer en imaginant le déroulement du lendemain (aujourd’hui) avec mes heures de cours + la synthèse à faire à l’arrache avant l’autre conseil auquel je souhaite suis tenue d’assister. Fataliste, je soupire gros : « Eh bé, on fera avec, on se débrouillera, tout ira bien …! »
Lundi, 8h10 : Allô le collège, j’ai une migraine qui commence, je ne pourrai pas assurer la 1ère de cours.
Lundi, 10 h : j’arrive au collège à la pire heure qui soit pour qui cherche à garer sa voiture dans le parking désormais surpeuplé (adressez-vous aux fossoyeurs de la fonction publique, et plus précisément aux fossoyeurs de l’Education Nationale, qui surpeuple les collèges et réduit les postes en ayant recours à des vacataires/TZR venant assurer quelques heures …). Je décide de me garer « intelligemment », c’est-à-dire derrière une rangée, enfin, entre deux rangées, comme beaucoup de collègues, et même comme le chef. Sauf que ma voiture étant un peu plus grosse / longue que celle des collègues sus-nommés, je décide d’être altruiste et finaude, et je me gare non pas perpendiculairement, mais euh … zut, faudrait que je fasse un dessin. Bref, dans ma marche arrière, persuadée de ne pas avoir dépassé le vilain poteau minuscule qui nous barre l’accès à une place libre désormais vouée à la sortie de secours d’une seule salle (admettons ..), eh bé …
… eh bé … c’est le poteau qu’a gagné, bien planté dans son béton.
…
J’ai jamais vu un rétroviseur de droite de Kangoo faire un tel vol plané par-dessus un capot …
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Nan … jamais …
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Vous me direz, les paramètres sont tels qu’il m’eut été difficile d’en avoir eu l’occasion auparavant, vu que d’habitude, en pluss, je suis loin d’être une gourde en voiture.
…
Là, je dois vous l’avouer, j’ai senti les larmes me monter dans le pif avec des tas d’horreurs grossières au bord de la langue.
Bon, décapité le rétro …
C’est là que je me suis dit que ça commençait à sentir le moisi, ce début de semaine.
Pi ben non! Que des bonnes nouvelles ensuite!
Alors, les Dieux … y z’ont intérêt à être avec nous.
Remerciements spéciaux à :
- Bulletinor, Dieu des Bulletins
- FSE la Force, Dieu du Foyer Socio-Educatif du Collège
- Pamela, Déesse du Dénouage des Noeuds les plus Indémerdables
- Laurent, Stéphane et Delphine, Dieux et Déesse du Service de Dernière Minute, de la Compassion et du No-Stress (et accompagnateurs du voyage, choisis par mes soins)
- Aline, Déesse de la Sainte Photocopie et de la Reliure
- Anne-Marie, Déesse des Chiffres et des Chèques
- Caren, Déesse des Documents Perdus-Retrouvés
- Ursule, Dieu de la Relaxation et de la Rigolade
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A bientôt!
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21 juin 2010